A la rencontre d'artistes singuliers

 

 Ginette ADAMSON, professeure émérite, a enseigné les littératures francophones à Wichita State University (USA) et à l’Université de Strasbourg. Elle a été directrice générale du Conseil International d’Études Francophones, a créé et organisé pendant treize ans le colloque international
 «Continental, Latin-American and Francophone Women Writers». Ses articles portant sur les littératures haïtienne, québécoise et française, ont paru aux États-Unis, au Québec, en France et en Angleterre.

Après une carrière de professeur de littérature contemporaine et de chercheur, elle s’installe à Strasbourg en 2003 et se lance dans la peinture.  

Ce glissement de la littérature vers la peinture lui est venu tout naturellement, ces deux activités artistiques ayant historiquement entretenu entre elles des liens étroits. Les écrivains dadaïstes et surréalistes qu'elle enseignait étaient souvent eux-mêmes peintres. Ses séminaires de littérature empruntaient forcément le chemin de l’Histoire de l’art pour mieux faire comprendre à ses étudiants les images poétiques abstraites de René Char, d’André Breton, de Marcel Duchamp, entre autres.

 

Le recueil Palimpeste illustré par Ginette Adamson est réédité aux Editions Terre de Ciel

 

Rétrospective sur les activités artistiques de Ginette ADAMSON en 2018 : cinq expositions internationales aux Salon du Dessin et de la Peinture à l’Eau - Art Capital-Grand Palais (Paris), Salon d’Automne (Paris), Salon d’Automne (Lunéville), Salon du Val d’Or (Meillant), Salon des Arts de Cholet.

Sélection par le Salon d’Automne de Paris pour exposer au Salon Art Actuel France Japon, musée National Art Center de Tokyo (août 2019).

Des tableaux en couverture et illustrations de recueils de poésie : 

Passerelles d’Hédi Bouraoui  

Palimpseste de Valérie Rinaldo (éditions Terre de Ciel)

 

 BIOGRAPHIE

 

Alain ALQUIER est né à Tarbes en 1947. Il a fait ses études aux Beaux-Arts de Toulouse, est diplômé du CAFAS et du Diplôme Supérieur National des BeauxArts. Très jeune le dessin et la peinture font partie de sa vie. Il est diplômé des Beaux Arts de Toulouse.

Pour vivre, il s'installe comme photographe professionnel dans le Gers, lui permettant ainsi pendant quarante ans de continuer librement sa création picturale. Il fait des expositions personnelles de photographies fine art en noir et blanc jusque dans les années 1980-90 : château d’Eau de Toulouse, L’été photographique de Lectoure, Instituts Français de Dresde et d’Erfurt (Allemagne).

Après des années de travail, il commence à exposer sa peinture dans des salons nationaux, musées et centres d'art en France et à l'étranger.

Deux expositions importantes lui sont consacrées à l’Abbaye de Flaran (Gers) ; en 2004, une rétrospective dans le dortoir des moines et une en 2010 dans l’abbatiale où il présentera pour la première fois sa série des « romanes ». À cette occasion, deux catalogues sur son œuvre sont édités.

En 2013, il exposera sa série des « Bois de vie » à la Citadelle de Vauban à Blaye. Un catalogue conséquent lui est consacré. 

 

 

Il expose ensuite dans des lieux institutionnels ou historiques, musées, centre d’art, galeries dans plusieurs régions de l’hexagone : Auvergne, Béarn, Charente-Maritime, l’Aveyron, Loir-et-Cher, Hautes-Pyrénées ou encore le Gers.

En 2016, une exposition de prestige lui est consacrée au CAC Matmut de Saint-Pierre de Varengeville avec l’édition d’une monographie d’art. Il réalisera pour « la chapelle » du Centre d’Art de la Matmut, avec le maître verrier Leslye Gasking une série de 16 vitraux qui font suite aux deux déjà réalisés avec elle dans l’église de Pouydraguin.

Alain Alquier a participé à ce jour à 150 expositions collectives ou individuelles. Jacky Tujague a réalisé un documentaire de 52 minutes consacré à la peinture et à la réalisation des vitraux d’Alain Alquier. Il est également cofondateur d’une galerie d’art contemporain en milieu rural à vocation pédagogique : « La Galerie Bleue » au collège Val d’Adour de Riscle qui compte 60 expositions en vingt ans d’existence.

 

BOIS DE VIE 

 

Alain Alquier peint un sujet qu’il a sous les yeux, dans sa campagne gersoise : des ceps de vigne. Mais le sujet, prétexte à la peinture, ouvre sur de nombreux horizons.

A première vue, des ceps de vigne. Noirs, tourmentés, avec une grande verticale et quelques lignes plus ténues horizontales. Des ceps représentés pour eux-mêmes, sans doute en hiver, dénués de feuilles, brut. Le peintre les livre sans fond, sans explications, juste pour les lignes qu’ils représentent.

Ces lignes, justement, mènent vite à d’autres lectures : une croix, bien évidemment, formée de ces deux lignes horizontales et verticales. De la croix, on peut aller assez rapidement à une lecture religieuse, dans sa dimension tragique ou au contraire pleine d’espoir. Tragique quand la forme noire du cep laisse imaginer un visage carbonisé, ou au contraire quand le blanc interroge ou quand les formes torturées du bois évoquent un univers de souffrances ; pleine d’espoir quand quelques traits de rouge ou orange très vif sortent clairement l’œuvre d’un univers réaliste pour aller vers quelque chose d’au-delà, de plus spirituel.

 

 

Mais les ondulations dans d’autres œuvres poussent vers d’autres univers, faisant surgir ici ou là les arabesques d’une danseuse en train d’effectuer quelques « danses de la mort »…

Avant de multiplier les interprétations, l’artiste aime à rappeler que la genèse de cette série, Bois de vigne, est à chercher tout simplement dans la campagne gersoise : « J’ai longtemps photographié professionnellement les produits du Gers : foie gras ,vin … En parallèle, je peignais, des œuvres abstraites, minimalistes, dans une série, les Romanes. Par la suite j’ai considéré  que j’arrivais au bout du bout de cette série  et j’ai voulu revenir au ‘sujet’. J’ai commencé à regarder comme peintre les ceps, en hiver, après la taille : le viticulteur coupe les sarments et en laisse un ou deux qu’il attache sur un fil de fer. J’y ai vu « La crucifixion », et cela m’a fait penser aux œuvres d’un peintre que j’aime, Rubens ».

Mais Alain Alquier s’arrête là. Il n’invite pas à une lecture religieuse de son œuvre : « La croix est un symbole qui existait bien avant le christianisme, c’est la rencontre des extrêmes, le lien entre le ciel et la terre, le lien aussi entre l’est et l’ouest, le levant et le couchant. Il est aussi pour moi une « image » de l’histoire de l’art ».

Finalement, les arabesques, les contrastes forts entre les tons sombres et les tons clairs, le relief du motif par rapport à la grisaille neutre du fond (mais toujours changeante), le dialogue entre le figuratif et l’abstrait, les variations d’instruments (pigments, fusain, pastel, mine de plomb),  les déclinaisons à l’infini sur un même thème, tout cela compose une véritable symphonie qui rapproche l’œuvre d’un univers musical contemporain, de compositeurs comme Gavin Bryars ou Terry Riley.

« L’intensité est silencieuse, son image ne l'est pas ». René CHAR

 

 Aujourd’hui, cette série que l’artiste a commencée en 2012, débouche sur de nombreux autres travaux. Avant tout, les vitraux. Alain Alquier avait déjà réalisé les vitraux de l’église de son village, mais a eu l’opportunité de recevoir une commande de la mutuelle la Matmut pour le centre d’art qu’elle possède du côté de Rouen. Au total, 16 vitraux, sur les quatre façades du bâtiment appelé « la chapelle », inspirés de ses peintures « Bois de vie », mais que l’artiste a adapté à la technique du vitrail au plomb. En fonction de leur orientation, chaque vitrail « prend » la lumière toujours changeante. Alain Alquier a travaillé sur ce chantier avec Leslie Gasking, maître verrier  installé dans le Gers.

 

Mais la série a également évolué dans d’autres directions et techniques. En peinture, les bois de vie mènent  à « l’introduction » du   paysage en fond comme le faisaient les peintres du XVeme siècle. Le cep comme  structure d’une vision plus large et cette fois-ci ancrée dans la réalité que l’artiste a sous les yeux en permanence.

Edition d’une monographie 120 p. sur l’ensemble du travail de l’artiste (peinture, dessin, photo, sculpture), octobre 2016.

Matmutpourlesarts.fr

Et, dans un cheminement inverse, l’artiste travaille également sur des sculptures, pour montrer cette fois-ci ce qu’on ne voit jamais  du cep de vigne : les racines, partie enfouie dans la terre et les cailloux. L’artiste les sculpte  en y intégrant  des éléments extérieurs (tissus, cartons) afin d’en détourner la réalité, fondant le tout en un objet unifié par de la peinture blanche. Il les exposera cet automne avec ses peintures de la série Bois de Vie. Cette fois-ci, le cep est pris comme point de départ d’une réflexion sur l’objet, la matérialité, à l’opposé du travail d’épure des  peintures.
Depuis peu, Alain Alquier renoue avec une démarche déjà pratiquée qui est de faire dialoguer photographie et peinture  à partir des photos de ceps qu’il retravaille au pastel.

Bref, un même sujet, une même inspiration et des déclinaisons qui montrent toute la force du sujet. Car, conclut l’artiste, «le sujet n’est jamais qu’un prétexte à la peinture ».

A.D.

         

 

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